Pékin–Oulan-Bator : c’est la ligne qu’a empruntée mercredi le C919, l’avion de ligne construit par le géant public chinois Comac, pour son tout premier vol commercial international. Un jalon symbolique pour l’aviation civile chinoise, qui ambitionne de s’imposer face au duopole historique formé par Airbus et Boeing, mais dont le chemin vers les marchés occidentaux reste encore semé d’obstacles.
Un vol inaugural entre deux capitales
Opéré par la compagnie nationale Air China sous le numéro de vol CA723, l’appareil a décollé de Pékin à 15h17 heure locale pour se poser à Oulan-Bator, capitale de la Mongolie, à 16h58. La liaison sera désormais assurée à raison d’un aller-retour quotidien entre les deux villes. Jusqu’ici, le C919 n’avait volé que sur des lignes intérieures chinoises depuis sa mise en service commerciale en 2023.
Un concurrent annoncé d’Airbus et Boeing
Selon sa configuration, le monocouloir peut transporter entre 158 et 192 passagers, un gabarit qui le place directement en concurrence avec l’Airbus A320neo et le Boeing 737 MAX, les deux modèles les plus vendus au monde sur ce segment. Comac affiche depuis plusieurs années l’ambition de devenir le troisième grand constructeur mondial d’avions de ligne, aux côtés des deux géants européen et américain.
- 158 à 192 sièges selon la configuration retenue par la compagnie
- Mise en service commerciale initiale en Chine en 2023
- Premier vol international réalisé le 12 août 2026, vers la Mongolie
Des marchés occidentaux encore fermés
Le principal obstacle à l’expansion internationale du C919 reste réglementaire. L’appareil n’a, à ce jour, obtenu ni l’homologation de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA) ni celle des autorités américaines, un processus qui ne devrait pas aboutir avant 2028 selon les estimations du secteur. Sans ce feu vert, aucune compagnie européenne ne peut exploiter l’appareil, et les pays qui suivent les standards européens restent eux aussi hors de portée. La compagnie Malaysia Airlines figure parmi les transporteurs qui étudient l’appareil, mais attend toujours cette homologation avant de se prononcer.
Sur le plan industriel, Comac reste également loin de ses objectifs initiaux : le constructeur a livré 41 appareils en 2025, dont 15 C919 et 26 exemplaires du plus petit C909, très en retrait par rapport à l’objectif initial de 75 C919 fixé pour le programme. Aucune compagnie aérienne non chinoise n’a, à ce stade, passé commande ferme de l’appareil.
Ce que cela signifie pour le transport aérien mondial
Ce premier vol international reste avant tout symbolique, mais il marque une étape que plusieurs observateurs du secteur jugent significative pour l’avenir du business et de l’entreprise dans l’aéronautique mondiale. Pour l’industrie du high-tech et du numérique, la montée en puissance d’un troisième constructeur d’avions de ligne pourrait, à terme, redistribuer les cartes d’un marché jusqu’ici verrouillé par deux acteurs. Les voyageurs qui envisagent des déplacements en voyage et tourisme vers l’Asie pourraient ainsi, dans les années à venir, croiser plus fréquemment cet appareil sur des lignes régionales.
Questions fréquentes
Le C919 peut-il voler en Europe dès maintenant ?
Non. L’appareil n’a pas encore reçu l’homologation de l’Agence européenne de la sécurité aérienne (EASA), un processus qui ne devrait pas être finalisé avant 2028 selon les estimations actuelles du secteur.
Quelle est la capacité du C919 ?
Selon la configuration retenue par la compagnie aérienne, l’appareil peut transporter entre 158 et 192 passagers, un format comparable à celui de l’Airbus A320neo ou du Boeing 737 MAX.
Des compagnies étrangères ont-elles déjà commandé l’appareil ?
Non, à ce jour aucune compagnie aérienne non chinoise n’a passé de commande ferme, la principale raison étant l’absence d’homologation occidentale de l’appareil.
Sources
- Air Journal — Le C919 franchit la frontière
- CNBC — China’s Comac makes first international flight
- Air Data News — C919 makes international debut
Cet article a été rédigé avec l’aide d’une intelligence artificielle. Politique éditoriale

