Le service statistique du ministère de la Transition écologique (SDES) l’a confirmé début septembre : la France a franchi la barre des 34 gigawatts de puissance solaire installée au 30 juin 2026. Un record domestique qui s’inscrit dans une dynamique plus large, celle d’un système électrique français devenu l’un des plus exportateurs d’Europe.
Avec 3,0 gigawatts raccordés sur les six premiers mois de l’année, le parc solaire français a produit 14,1 térawattheures au deuxième trimestre 2026, soit une hausse de 18 % sur un an. Cette production a couvert 8,6 % de la consommation électrique du pays sur la période estivale, un niveau inédit. Il y a cinq ans, le parc solaire national plafonnait autour de 10 gigawatts : sa puissance a donc plus que triplé depuis. Le solaire reste toutefois la troisième source renouvelable du pays, derrière l’hydroélectricité et l’éolien, dont la puissance installée atteint désormais 26,7 gigawatts, un secteur qui bénéficie lui aussi de dispositifs de soutien public.
Cette montée en puissance des renouvelables s’ajoute à un autre chiffre marquant : selon RTE, le gestionnaire du réseau électrique national, la France a exporté 51 térawattheures d’électricité au premier semestre 2026, un record inédit pour un premier semestre. À titre de comparaison, les exportations s’élevaient à 37 TWh sur la même période en 2025, et l’ensemble de l’année 2019 n’avait totalisé que 55,7 TWh.
Plusieurs facteurs expliquent cette performance. La production nucléaire a atteint 373 TWh en 2025, en hausse de 3,1 % grâce à une meilleure disponibilité des réacteurs. La puissance renouvelable installée est quant à elle passée de 49 gigawatts en 2024 à 58,5 gigawatts en 2026. Enfin, la consommation intérieure reste modérée, à environ 6 % sous son niveau d’avant les crises sanitaire et énergétique, ce qui dégage des marges pour l’exportation.
Cette abondance électrique se traduit aussi par des prix plus bas : en mai 2025, l’électricité française était inférieure de 26 euros par mégawattheure à celle pratiquée en Allemagne, et de 40 euros par mégawattheure par rapport à l’Espagne. Un écart qui profite directement aux entreprises électro-intensives comme aux particuliers, et qui renforce l’argument en faveur du passage à l’énergie solaire pour les professionnels soucieux de maîtriser leur facture. Côté particuliers, la hausse de la part électrique dans le chauffage, via l’installation de pompes à chaleur, s’inscrit dans la même logique de sobriété et d’électrification des usages.
Pour les prochains trimestres, la trajectoire dépendra surtout de la capacité du réseau à intégrer davantage de renouvelables intermittents sans fragiliser l’équilibre offre-demande, un enjeu suivi de près par RTE.
Le solaire a couvert 8,6 % de la consommation électrique française au deuxième trimestre 2026, un record pour cette période de l’année, selon les chiffres du SDES.
RTE explique ce record par la conjonction d’une production nucléaire en hausse, d’un parc renouvelable en forte croissance et d’une consommation intérieure restée modérée.
Oui : en mai 2025, le prix de l’électricité française était inférieur de 26 €/MWh à celui de l’Allemagne et de 40 €/MWh à celui de l’Espagne.
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